Final Fantasy XIII

Plus de quatre ans de développement, une centaine de personnes sur le projet et la plus grosse vente Playstation 3 au Japon, Final Fantasy XIII est sans nul doute l’un des plus gros titres de cette génération de consoles. Très vite abordé et présenté, il n’a cessé de se faire attendre. Les équipes de Matsuno avaient su tenir en haleine les fans de la franchise en peaufinant sans cesse leur bébé ; celles de Yoshinori Kitase ne déméritent pas non plus dans cet exercice. Néanmoins, à la vue des enjeux – représenter le J-RPG sur consoles de salon – ce volet était attendu au tournant. Infinite Undiscovery, The Last Remnant, Star Ocean The Last Hope, autant de licences n’ayant pas réussi à briller aux yeux de tous. Final Fantasy XIII doit rassembler les foules. Pourtant, moins pantouflardes que nous pourrions le croire, les équipes de développement de Square Enix ont décidé, une fois encore, d’opter pour un parti pris pour, non seulement, créer un Final Fantasy original, mais aussi et surtout proposer une expérience de jeu unique. Des dents risquent de grincer. Des mains risquent d’applaudir. Final Fantasy va à nouveau déchainer les passions…

Pulse vs Cocoon

Orphelines depuis le début de leur adolescence les sœurs Farron ont du apprendre à vivre par elles-mêmes. L’aînée a pris sur elle, quitte à s’endurcir et à changer de nom. Lightning, donc, entra dans l’armée, le Sanctum, pour assurer la protection de Cocoon et, par la même occasion, celle de sa cadette, Serah. Cocoon est un gigantesque Satellite de la planète Pulse. Les humains y ont développé une civilisation basée sur le mélange de l’organique et la technologie. Le meilleur exemple provient très certainement des armées animales du Sanctum, mi-bêtes, mi-machines. Dans le but officiel de protéger ses habitants, Cocoon interdit tout contact avec le monde extérieur. Si l’irréparable devait se produire ou s’il venait être soupçonné, le contrevenant doit immédiatement être expulsé sur Pulse. C’est pourquoi la principale force armée du Sanctum, le PSICOM, organise une purge de la population, purge supportée par 90% des citoyens de Cocoon. Jusque-là, des voix montaient contre les agissements du gouvernement mais sans réel impact. Mais un événement va tout changer : la transformation de Serah en l’Cie.

Les fal’Cie sont des êtres mystiques, supérieurs et tout puissants présents sur Pulse et Cocoon. Ponctuellement, le fal’Cie de Pulse élit certains humains, en leur apposant sa marque. Ceux-ci doivent remplir leur mission pour se voir offrir l’immortalité ; dans le cas contraire, ils se transforment en aberrations de la nature. Sauver Serah devient donc le leitmotiv de Lightning et Snow, qui, chacun de leur côté, vont braver les forces du Sanctum. La première démissionne et attaque le convoi de la purge ; le second monte un front de rebelles pour tenir tête au PSICOM. Ils vont tous deux interférer dans les destins de Vanille, Hope et Sahz, respectivement la petite rouquine pas si simplette que cela, le gamin vengeur et l’afro au lourd secret. C’est dans cette ambiance musclée que s’ouvre Final Fantasy XIII

Technique quand tu nous tues

En réalité, lors de l’insertion du Blu-ray dans la console, vous êtes accueilli par une scène d’ouverture entièrement en images de synthèse. A son habitude, Square Enix a su s’allier les meilleurs techniciens en la matière puisque ce sont les plus belles que nous ayons pu observer jusqu’à aujourd’hui. D’une fluidité et d’une netteté quasi parfaite, permettant de confondre sans rougir les protagonistes avec de véritables acteurs, elles laissent béat. Impossible de ne pas être impressionné avant même d’avoir atteint l’écran titre. Mais le déluge d’effets spéciaux ne s’arrête pas là puisqu’une fois le jeu démarré, les transitions entre la 3D et la synthèse sont la plupart du temps imperceptibles. Seule la scène du personnage étrangement stoïque pendant de longues secondes vous fera prendre conscience qu’il est temps de prendre la manette en main. Mais – encore un – l’éblouissement ne s’arrête toujours pas là.

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15 commentaires sur “Final Fantasy XIII”

  1. Un bon article, très fourni (mais trop détaillé niveau gameplay à mon goût) et qui évite de prendre une position trop fermée concernant ce FF. On sent que tu as aimé le jeu, mais que tu restes conscient des aspects de ce FF qui ne feront pas l’unanimité. Bref, une bouffée d’air frais au milieu de tant de tests un peu trop partisans (dans un sens ou dans l’autre) à mon goût.

    Commentaire de Hyades Luine le 15 avril 2010 à 1:45 | Répondre
    • J’ai eu le dilemme, en effet, de diminuer, ou pas, la partie gameplay. Pour avoir fait lire la critique avant sa parution à d’autres personnes, j’ai eu ce reproche également ; toutefois, je l’ai maintenue pour une raison : permettre à chacun de se faire une idée sur le gameplay de FFXIII. Du coup, on remarque qu’il occupe une place super importante dans toute description du jeu : le jeu est linéaire, certes, mais il n’en reste pas moins riche. Peut-être pas dans l’exploration, mais dans le gameplay.

      Les sections sur le gameplay sont toutefois bien cloisonnées permettant, si besoin, de sauter les paragraphes concernés.

      Merci de ton intérêt pour la critique. :)

      Commentaire de Vidok le 16 avril 2010 à 5:21 | Répondre
  2. [Spoil] Moi je suis enfin arrivé sur Gran Pulse et franchement, ça me gave. Une pseudo-liberté lourde à souhait. On passe de combats longs à combats longs sans aucun véritable challenge, si ce n’est progresser le plus possible dans les crystariums pour rendre la quête principale moins difficile à finir. Je suis très déçu et je pense même à abandonner la poursuite de la quête principale.

    Commentaire de Alessandro le 11 avril 2010 à 6:41 | Répondre
    • Le scénario ? L’ambiance ? Les personnages ? La bande son ?

      Commentaire de Vidok le 13 avril 2010 à 8:55 | Répondre
    • C’est justement là le seul moment de vraie liberté, on peut prendre des dizaines de mission à peu près dans n’importe quel ordre, se balader à volonté, tenter des joutes contres des monstres de 15 mètres de haut à tout moment, chercher des petits bouts de scénario à déclencher, reprendre le cours de l’histoire principale quand on le veut etc… C’est de loin le plus grand moment de liberté de tous les FF réunis (mis à part globalement le XII).

      Et oui, la liberté totale, c’est ennuyeux à souhait, c’est pour ça qu’on ne l’a jamais vraiment, dans aucun jeu.

      Commentaire de Haseo le 19 avril 2010 à 3:01 | Répondre
      • Le scénario : je ne l’aime pas du tout, je rentre difficilement dedans.
        L’ambiance : marier sciences-fiction et magie, ça va un peu mais là il y a surabondance de technologie.
        Personnages : À part Snow, ils ne m’interpellent pas plus que ça.
        Bande son : On va dire que ça va. Elle ne transcende pas mais se laisse écouter. Ce que je retiens du jeu.

        Déçu, point final. =(

        Commentaire de Alessandro le 6 mai 2010 à 11:23
  3. Voilà, j’arrive à la fin (pas tout à fait fini mais ça va se faire d’ici 1 ou 2 heures), et franchement les scènes décevantes s’enchainent de même que les combats interminables (même pas difficiles, mais vraiment longs sans raison) qui rallongent le temps de jeu de façon assez ennuyeuse.

    Je reste très client de ce FFXIII, de la profondeur cachée du système d’équipement et du crystarium, mais la fin sent le bâclé et la durée de vie artificielle, dommage.

    Commentaire de Haseo le 24 mars 2010 à 11:12 | Répondre
  4. Excellente chronique Vidok. Claire, descriptive et complète. Je l’ai lue avec la bande originale du jeu qui tourne sur ma platine ! ^^

    Pour parler un petit peu de ma progression : j’en suis actuellement à 20 heures de jeu, soit au chapitre 9 plus exactement. Malgré le fait que je sois un grand fan de FFX, je reste un peu déçu du côté très dirigiste de ce treizième opus. Certes, FFX l’était aussi, mais je me sentais bien dans ses villages, avec le blitzball, la collecte des armes et la chasse de monstres, etc. Ma foi, c’est certainement l’univers du X qui m’avais beaucoup plus…

    Concernant ce que tu dis au sujet des anciens épisodes de la série, je suis à moitié d’accord. Nous étions d’office confronté à une certaine « linéarité » scénaristique, mais il y avait un petit plus qui rendait l’aventure plus… « exaltante ». Une participation peut-être plus prenante à l’univers du jeu. Mais quand on réfléchit bien, FF XIII ne permet pas vraiment de pouvoir se calquer sur la visite de villes et villages, vu le scénario. Pourtant [SPOIL], le parc Nautilus aurait pu être mieux amener et conçu en fond… Soit, j’établirai mon avis global à la fin de l’aventure !

    Commentaire de Alessandro le 23 mars 2010 à 12:18 | Répondre
    • Une participation peut-être plus prenante ? En fait, nous pouvions parler à des PNJ (auxquels nous ne prêtions en fait aucun crédit en général), nous pouvions chercher notre chemin (et perdre du temps), nous pouvions fouiller les environnements (pour trouver 3 fils) et nous pouvions faire quelques mini-jeux (alors qu’il fallait sauver le monde).
      En fait, FFXIII nous sauve de ces lourdeurs et incohérences pour se concentrer sur l’essentiel. Il aurait été possible de créer un monde gigantesque, mais le jeu aurait perdu de sa niac. Il n’en a réellement pas besoin, et, je pense, nous non plus. Par contre, le tout dans un New Game + aurait pu être une bonne idée. ^^

      Commentaire de Vidok le 23 mars 2010 à 10:27 | Répondre
  5. Il faut bien comprendre que la linéarité sert la narration (et la réalisation technique…). Final Fantasy VI est, en fait, tout aussi linéaire dans sa première partie, puisque le déroulement, quoiqu’on fasse, restera toujours le même. Croire qu’on est libre n’est que de la poudre aux yeux savamment dosée par les concepteurs. En cela, je rejoins ce que souligne Haseo. En revanche, il est vrai que la seconde moitié était ouverte. Ici, nous ne retrouvons pas ce choix de progression. D’un autre côté, je pense que le scénario ne le permettait pas. L’équipe est sans cesse en fuite et surtout l’histoire nous place dans un contre-la-montre : ils doivent réussir leur tâche sinon ils se transformeront… et puis cette quête change légèrement au fil du temps.

    Une aventure plus posée aurait été en total décalage avec l’histoire. Cela aurait été illogique.

    Il s’agit d’un véritable FF, avec ses risques, ses nouveautés et ses chocobos. Si, si, ils sont là, domestiqués sur Cocoon, et sauvages sur Pulse (avec un de ces design… ^^)

    Commentaire de Vidok le 19 mars 2010 à 8:32 | Répondre
  6. Très bonne critique ! Je n’adhère cependant pas à la direction prise par la série depuis FFX. Je m’étais déjà senti à l’étroit dans FFX, et la beauté du jeu à l’époque n’avait pas su m’enlever ce sentiment. Beauté au final toute relative car elle ne permet pas d’exploration de l’univers. Pour moi, la véritable révolution se fera le jour où ils arriveront à allier les prouesses graphiques au sentiment qu’on ressentait devant un FFVI par exemple: de l’exploration, des quêtes annexes, des richesses dans la gestion de son équipe. Je ne pourrais pas donner mon avis sur ce treizième opus car je n’y ai pas joué, mais FFX m’avait laissé un arrière goût de vide, comme manger un menu best of dans un restaurant 5 étoiles… alors si c’est pareil en pire ici aïe :)

    Commentaire de Onion Wushu le 18 mars 2010 à 11:27 | Répondre
  7. Vidok tu voulais mon commentaire, le voici:
    Ce dossier m’en rappelle un autre (celui de FF XII OU IX écrit par Cidou et Kitty si mes souvenirs sont bons). Je ne jugerai que sur le style, n’étant pas une très grande joueuse. C’est un très bon article, mais ça c’est comme d’habitude! Un bon développement de l’histoire, de l’environnement, du système des combats ainsi que le rôle des personnages. Bon dossier bien fourni au niveau des illustrations et une place accordée à la musique qui est agréable ^^
    Le petit bonus du trailer est une bonne surprise (à quand la vost?) J’ai aperçu un chocobo: je croyais qu’il y en avaient pas dans ce FF?

    Mais malheureusement le côté linéaire et le mode des combats ainsi que les personnages ne me donneront pas envie de jouer à ce FF.

    Commentaire de Vivrel1stant le 18 mars 2010 à 10:20 | Répondre
  8. Pas encore testé, mais il s’agit là d’un épisode qui a de grandes chances de me plaire je pense. Je ne suis pas gênée pas une certaine linéarité car j’aime bien quand un jeu ne se disperse pas dans des développements futiles et inutiles.
    Cela dit l’achat attendra un peu que j’ai fini le jeu…

    Commentaire de Linanounette le 18 mars 2010 à 8:58 | Répondre
  9. Vala vala ^^ Un FF qui me faisait de plus en plus peur avant sa sortie étant donné les critiques qui étaient faîtes, et franchement, pour moi c’est une excellente surprise.

    Je ne l’ai pas tout à fait fini mais je le range au niveau d’un FFVI, devant FFX ou XII.

    Certes, la linéarité rebute beaucoup de joueurs, mais je pense qu’il s’agit là avant tout de joueurs bernés par une liberté qui n’était qu’illusoire dans les épisodes précédents.

    Bon, je vais pas épiloguer pendant des heures, mais je pense que ce FF est souvent critiqué à tort, et de toute façon, tout est histoire de goût et de ressenti personnel. Pour un moi un très grand FF, qui rappelle que le but premier de Final Fantasy, c’est avant tout de raconter une histoire.

    Commentaire de Haseo le 18 mars 2010 à 8:51 | Répondre
  10. Vous avez été payés, obligé. Vidok est un vendu, comme d’habitude, il a aimé Breath of fire 3, l’épisode de la honte. De quoi décrédibiliser son avis ! :o

    Commentaire de Fate le 18 mars 2010 à 12:42 | Répondre

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