Née parmi les jeux à petit budget de l’éditeur japonais D3 Publisher (les Simple 2000), la série des Chikyû Boueigun - plus communément appelée Earth Defence Force – s’est taillée une forte réputation auprès des joueurs du monde entier, avides d’action sans interruption et peu regardants sur la technique. Trois épisodes plus tard (dont un spin-off axé stratégie) et avec un succès toujours au rendez-vous, SANDLOT, le studio japonais attitré de la série, a apparemment mis suffisamment de ressources de côté pour développer un épisode next-gen sur la console de Microsoft. Force est de constater que si les problèmes sont encore là, le fun est toujours présent.
Alienator
Terre, 2017. L’humanité toute entière est maintenant obligée de croire qu’il y a bien de la vie autre part dans l’univers, puisqu’une civilisation extraterrestre peu pacifiste décide de tout raser. Heureusement, les différents pays du globe avaient prévu leur coup, et ont créé quelques années auparavant une force spéciale pour lutter contre une éventuelle invasion venant de l’espace : la FDT, ou Force de Défense Terrestre (ou EDF, Earth Defense Force en anglais). Le joueur, manette en main et ne réclamant que sa dose d’explosions et l’odeur de la poudre, incarne un de ces soldats chargés de shooter harmonieusement de l’alien et de sauver son peuple.
Le scénario du jeu semble tout droit issu d’un film de Série B, ce qui permet au développeur de tout miser – volontairement ou non – sur le second degré, que cela soit au niveau des ennemis, qui vont des insectes géants aux robots en métal brossé et au design kitsch, ou au niveau des dialogues des briefings et des NPC, absolument hilarants car souvent hors de propos et mal doublés. On notera tout de même le soin apporté par D3 Publisher pour avoir entièrement localisé le jeu en français, amplifiant davantage le côté bien nanar de cet objet vidéoludique bien identifié.
Plan 9 from Outer Space
FDT 2017 s’appuie un gameplay simple et facile à assimiler. Avant chaque mission, le joueur peut emporter avec lui deux armes parmi celles disponibles dès le début du jeu et celles récupérées dans les combats : fusils d’assaut, fusils sniper, lances-roquettes auto-guidés ou pas, grenades à main ou lances grenades et enfin des armes spéciales (lances flammes, tourelles, etc…), voilà la parfaite panoplie du soldat parcourue de long en large. Chaque arme a ses propres caractéristiques à prendre en compte, comme sa vitesse de tir, sa portée ou sa zone d’explosion. Les munitions sont en quantité illimitée (sauf pour quelques armes), mais il faudra tout de même gérer la capacité du chargeur et le temps de rechargement.
Une fois lâché sur les immenses champs de bataille (situés dans Tokyo même et dans ses environs), le seul et unique objectif sera d’aller là où des ennemis apparaissent, et de leur dire à grands coups de chevrotine qu’envahir la Terre était une mauvaise idée. Ces derniers apparaissent par paquets de dix à vingt individus, remplissant rapidement de cibles à éliminer l’écran et le radar du joueur. Au moindre tir, les ennemis et les éléments du décor s’envolent, les bâtiments s’écroulent, tout ça dans le chaos le plus total. On prend rapidement un malin plaisir à détruire tout ce qui bouge sans faire dans la dentelle. Pas de score à réaliser, en conséquence pas de possibilité de faire d’éventuels combos, seul compte ici que la carte soit nettoyée en évitant de mourir par l’assaut des ennemis ou – plus bêtement – par un tir personnel.
Dans certaines missions, on pourra utiliser des véhicules, mais chacun a un talon d’Achille de la taille d’une pastèque : entre le tank qui explose de peur, le robot sur-armé-mais-trop-lent, la moto qui va beaucoup trop vite et enfin l’hélicoptère aux contrôles étranges, on préférera se balader à pied, d’autant plus que les engins sont aussi maniables qu’une brique avec un volant sur une patinoire. Le soldat en lui même répond bien aux commandes, pour peu que l’on ait sélectionné le contrôle avancé dans les options. Par contre son déplacement est particulièrement raide, et il ne peut réaliser que quelques mouvements classiques comme les pas de côté et le saut, ainsi qu’une esquive quand ces deux actions sont combinées.
Les envahisseurs ne sont pas spécialement intelligents, et ne le cachent pas : ils n’esquivent pas, grimpent un peu n’importe où (et à découvert) et ne sont payés que pour balancer missiles, acides et toiles d’araignée sur le joueur. Il ne faudra pas compter sur l’aide des alliés à l’IA également inexistante qui, bien qu’ils liquident plutôt efficacement les ennemis peu mobiles, se mettent souvent là où l’on arrose copieusement des tirs ou sous les pieds d’un robot géant. Cela dit, leur perte est sans conséquence pour le bon déroulement de la mission, donc on les oubliera rapidement pour sauver sa propre peau (sans pour autant oublier leurs dialogues débiles).



Je me suis rué dessus à sa sortie européenne. Je l’attendais comme un fou. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours qu’on nous propose de zigouiller des fourmis géantes à coup de lance-roquettes. Même si ce doit être génial, je n’ai pas encore pu tester le mode multi vu que personne de mon entourage n’a voulu s’y risquer.
Pourtant, en quelques après-midis, j’avais terminé la campagne solo et recommencé dans le niveau supérieur. Alala, un titre culte comme tu le fais bien comprendre !
Quand j’ai vu ce jeu la première fois j’ai bien rigolé.
Bien bourrin, tailles de monstres hallucinantes…
Quand j’ai vu les premiers coup de laser-o-blur, là j’ai dit respect.
Un jeu aussi bourrin que jouissif. Au bout d’un moment on comprend que l’IA sait déplacer les monstres et faire en sorte qu’ils vous tirent dessus. Un serious sam à la 3eme personne parceque oui, ce jeu est parodique. Enfin j’espere XD