
- Soyons amis pour la vie
Toujours durant les combats, il est possible de lier Capell à un de ses compagnons, ce qui permet au joueur de faire appel, à loisir, aux techniques équipées sur lesdits compagnons. Elément lui aussi peu utile en cours de confrontation, il l’est tout de suite davantage durant les phases d’exploration pour ouvrir des coffres plus costauds que d’autres, pour briser un rocher ou atteindre une cible en hauteur. L’élément leitmotiv présenté lors des salons était la collaboration entre les personnages et les batailles contextuelles.
Ces dernières devaient permettre au joueur de pratiquer une scène de combat de manière différente. Je veux pour exemple l’haletante traversée du territoire d’un dragon crachant des boules de feu tandis que vous tenez Aya, inconsciente, dans vos bras. Autre exemple : l’utilisation de catapultes pour prendre d’assaut une forteresse. Selon votre réussite, vous pouvez obtenir une note plus ou moins élevée à la fin, voire débloquer des bonus d’expérience. Ce principe, si alléchant sur le papier, n’est réellement employé qu’au début de l’aventure pour laisser place à des batailles tout ce qu’il y a de plus classiques par la suite.
Encore une fois, Tri-Ace semble avoir eu une idée du tonnerre mais n’est pas allé au bout du concept. Ajoutez à cela le système de création d’objets bien rôdé mais totalement inutile pour toute personne désintéressée par la collecte de Succès et vous obtenez un fabuleux sujet d’incompréhension. L’équipe a-t-elle manqué de temps ? Il fallait avancer sur Star Ocean 4 ? Ce serait bien de poser la question aux équipes à l’occasion car Infinite Undiscovery enchaîne les maladresses. Même si le dynamisme des phases de combat permet de s’impliquer, il faut reconnaître qu’en choisissant la bonne équipe et en sélectionnant Free, il est possible de finir le jeu le bouton d’attaque enfoncé, sans réellement faire attention à sa barre de vie.

- Ça se joue, ça se joue
Malgré tout ses défauts, vous prendrez plaisir à progresser dans le jeu, les toutes premières heures passées. Vous mettant dans le cœur de l’action, elles ne développent que peu le scénario. Il faut donc attendre un peu avant de commencer à s’investir réellement. D’autant que les rebondissements, comme dit plus haut, sont pour une fois réellement intéressants. Comptez une vingtaine d’heures pour achever la quête principale. Si vous espérez achever le Seraphic Gate – traditionnel donjon caché de Tri-Ace – vous pouvez aisément en rajouter une dizaine.
Particulièrement costaud, il vous opposera à des versions modifiées des ennemis et boss du jeu. Ne comptez pas y galoper en dessous du niveau 60. Pour y être entré avec des héros lv55, je peux vous garantir que la promenade est loin d’être de santé. Il s’agit là d’un véritable défi que seuls les plus persévérants et perfectionnistes relèveront. Ils remporteront alors peut-être le succès des 40h de jeu passées…
Au pire, laissez la console tourner ; de toute façon, vous entendrez les bonnes compositions de Motoï Sakuraba. Le maître a encore une fois réalisé un travail de qualité, en amenant son style reconnaissable parmi tous. Certes, il n’est pas en aussi grande forme que lors de Star Ocean 3 ou Baten Kaitos, mais le résultat reste très agréable pour l’oreille.

- Toujours faire un brouillon
Les 2 DVD d’Infinite Undiscovery ne sont pas réellement homogènes, en terme de rythme, de quantité et d’heures de jeu, mais offrent tout de même une quête qui devrait plaire aux fans du genre qui attendent impatiemment de gros titres sur leur Xbox 360. Il est néanmoins regrettable que Tri-Ace n’ait pas davantage soigné sa copie. Les bonnes idées foisonnent, mais leur mise en place est réellement décevante. Les combats contextuels si souvent mis en avant ne sont en fait rien de plus que des pétards mouillés n’amenant que très peu au gameplay. Bourré de défauts techniques, Infinite Undiscovery ne peut pas prétendre impressionner les foules, mais constitue un bon petit divertissement, le temps d’une vingtaine d’heures de jeu, avant de s’attaquer à un gros titre.
[...] des enjeux – représenter le J-RPG sur consoles de salon – ce volet était attendu au tournant. Infinite Undiscovery, The Last Remnant, Star Ocean The Last Hope, autant de licences n’ayant pas réussi à briller [...]