Suzuka

Les japonais sont de grands frustrés, c’est bien connu. Il suffit de voir le nombre de romances qui paraissent au Japon en matière d’animés. Nous pourrions dire qu’ils recyclent les mécanismes qui fonctionnent bien mais preuve est faite que chaque nouvelle série romantique propose une atmosphère différente et un style propre. Les plus blasés se détourneront immédiatement de ce genre d’animés pour se concentrer sur leurs shônen habituels ou autres seinen. Pourtant, il existe un réel public pour les romances. Au fil des années, la comédie a commencé à s’y mêler et ainsi sont nées les comédies romantiques. Love Hina, Ai Yori Aoshi, I’s, Ichigo 100% ou encore Vidéo Girl Aï, que de noms particulièrement connus de séries phares. Basés sur des routines propres aux Shôjo, elles sont aussi bien savourées que détestées. Toutefois, si vous deviez découvrir le genre, je pense que j’ai trouvé votre point de départ.

Synopsis

Suzuka reprend les mêmes débuts que la plupart des ténors du genre : Yamato vient de finir ses classes de collège et s’apprête à débarquer au Lycée. Comme beaucoup de jeunes de son âge, il pense que sa vie va changer à cause de son avancée dans le cycle scolaire et son déménagement. En effet, originaire d’Hiroshima, Yamato vient s’installer à Tokyo. Les lycées sont bien plus prestigieux dans la capitale.
Afin de rester sur place, il loge chez sa tante. Elle tient une pension pour filles (Love Hina Powa) et il reste une chambre de libre au premier étage : c’est ici que Yamato vivra.
Alors qu’il arpente les rues en direction de son nouvel établissement, ses yeux sont attirés par une jeune fille. Seule au beau milieu du terrain de sport du lycée, elle s’exerce au saut en hauteur. Elle s’élance et franchit la barre : Yamato est complètement subjugué par son charme. Il la trouve « Cool ». L’aisance avec laquelle elle saute ne laisse donc pas notre héros indifférent qui n’a jamais vu une telle beauté. Là où il ne pourra plus se sentir c’est quand il découvre qu’elle a son âge, qu’elle se trouve être dans son lycée, dans sa classe et que c’est sa nouvelle voisine. Forcément, le garçon tire un sourire jusqu’aux oreilles et il ne rêve plus que d’elle.
Nous suivons alors, tout au long de la série, les pérégrinations de Yamato tentant de conquérir sa dulcinée, qui se trouve être particulièrement farouche.

Un casting classique mais ô combien efficace

Yamato Akitsuki

Héros principal de la série, il est le stéréotype du garçon banal. Il n’est pas spécialement bon élève (sans être mauvais non plus), il n’est pas ce que l’on peut appeler un beau garçon, il n’a pas de talent particulier, ni de passion. Il n’a pas de but dans la vie et se laisse aller facilement. Si la vie était un long fleuve tranquille, il en suivrait le cours. Il se laisse porter par les événements sans réellement s’investir dans ce qu’il dit et fait. Pour lui la vie est facile et les soucis sont aux abonnés absents (ou presque). Son comportement irresponsable énerve la plupart des personnes faisant partie de son entourage, famille comprise. Autant dire que, quand il confronte sa vision de la vie avec celle de Suzuka, très « carrée », il y a des heurts. Pourtant, il va se passionner pour l’athlétisme, au début pour plaire à la sus-nommée, pour finalement y trouver un but dans la vie. Son comportement va sacrément évoluer pour devenir celui d’un battant. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est tenace le bougre…

Suzuka Asahina

Prodige en matière de sport, Suzuka est l’exemple même de la bosseuse. Elle réussit ce qu’elle entreprend mais s’en donne les moyens également. Elle n’hésite pas à passer des journées entières à s’entraîner, avec les autres, puis seule. Un bourreau de travail pourrait-on dire. A la fois belle, bonne élève et sportive, Suzuka paraît être la fille parfaite, en tout cas, dans l’esprit de Yamato. Au vu de ses résultats au dernier tournoi des Collèges, des chasseurs de têtes sont venus lui proposer le lycée de Tokyo. Alors qu’elle aurait préféré rester vivre avec ses amis, elle a accepté de venir à Tokyo pour changer de vie et s’assurer un avenir serein. A cause de l’énorme pression exercée sur elle en raison de ses performances, elle agit par moment de manière opposée à ce qu’elle veut et, forcément, elle regrette par la suite, sans le montrer à ceux qui l’entourent. Peu ouverte aux autres, elle garde cependant une profonde blessure dans son cœur : le garçon qu’elle aimait, Tsuda Suzuki, est décédé à la fin des années de Collège lors d’un accident de voiture. Le fait que Yamato lui ressemble, aussi bien mentalement que physiquement, la trouble tout au long de la série…

Honoka Sakurai

Un amour. Voilà comment nous pourrions résumer Honoka. Elle est la petite amie que tout le monde rêverait d’avoir. Elle cultive une gentillesse sans borne, mélangée à un altruisme aussi important (ce qui va généralement de pair) et le tout enrobé dans un corps superbe. Elle connaît Yamato depuis l’école primaire et n’a cessé de l’observer en secret depuis. Habitant près du temple où Yamato aime se rendre, elle l’observait souvent d’un coin de maisonnée, trop timide pour aller l’accoster. Le fait de le retrouver au Lycée, lui donne du courage et ceci va lui permettre de se rapprocher de lui petit à petit au point de devenir le nouveau manager de l’équipe d’athlétisme. Bref, elle est follement amoureuse de Yamato mais souffre terriblement de son amour à sens unique, surtout que la relation Yamato-Suzuka la tétanise. Pourtant, elle va trouver au fil des épisodes le courage de faire face à ses sentiments et n’hésitera pas à les montrer. Elle va prendre considérablement sur elle et nul doute qu’elle ressort à la fin de l’animé sacrément grandie. Dommage que tout ne se passe le mieux du monde pour elle…

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